Tony Garnier

Tony Garnier et l’Exposition Internationale Urbaine
Musée des Beaux-Arts – Lyon
jusqu’au 18 mars 2014

À l’occasion de l’exposition Lyon, Centre du monde ! (consacrée au centenaire de l’Exposition Internationale Urbaine de Lyon de 1914), le Musée des Beaux-Arts présente quelques œuvres de l’architecte Tony Garnier.

Marché aux bestiaux et abattoirs de Lyon – 21 septembre 1917
Aujourd’hui renommée la Halle Tony Garnier, cette première commande encore inachevée en 1914, accueillait l’Exposition Internationale.

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Une cité industrielle – 3 juillet 1917
La précision du dessin, les détails nous plongeraient presque dans un univers bande-dessinée futuriste.

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Tony Garnier

Projet d’aménagement du confluent Saône-Rhône – 26 mars 1924
Si l’on reconnait aisément la Halle Tony Garnier, le pont ferroviaire et l’emplacement du futur Musée des Confluences (déjà imaginé par Tony Garnier ?), il faut malheureusement, pour rendre ce plan actuel, ajouter une énorme autoroute et un auto-pont… Ah le temps béni des rues pavées et du crottin !

De l’Architecture au Profil Culturel

De l’Architecture au Profil Culturel
Musée des Moulages – Lyon
du 11 février au 1er mars 2014

Musée Confluences

De l’Architecture au Profil Culturel présente le Musée des Confluences, de son architecture à son contenu.

Situé au Musée des Moulages, la scénographie triangulaire de cette exposition côtoie les statues antiques.

Aux portes de Lyon, la structure du Musée des Confluence n’a pu échapper à personne. Immense construction au confluent du Rhône et de la Saône, conçue par l’agence autrichienne Coop Himmelb(l)au, elle est composée de 3 éléments : le Socle (2 auditoriums entre autres), le Nuage (salles d’expositions) et le Cristal (accueil), impressionnante verrière avec son mouvement en creux qui apporte légèreté et souplesse à la structure métallique.

Parmi la collection du Musée des Confluences, les réserves du Musée d’Histoire Naturelle (Musée Guimet), fermé depuis 2007.
De quoi remémorer de bons souvenirs aux lyonnais qui ont pu découvrir enfant le musée au mammouth !

Le Musée des Confluences ouvrira ses portes fin 2014.

De l’Architecture au Profil Culturel
Musée des Moulages – Lyon
du 11 février au 3 mars 2014

Art Déco

L’Art Déco c’est carré, l’Art Déco c’est droit, l’Art Déco c’est beau !

Depuis le temps que je voulais visiter la Cité de l’Architecture à Paris ; c’est chose faite. Je ne rêve plus que d’y retourner pour visiter les autres expositions, la galerie d’architecture moderne…

1925, quand l’Art Déco séduit le monde
Cité de l’Architecture & du Patrimoine – Paris
du 16 octobre 2013 au 3 mars 2014

L’exposition 1925, quand l’Art Déco séduit le monde nous permet de mieux comprendre ce mouvement avec son contexte historique, l’exposition qui l’a dévoilé au monde entier et le rayonnement qui en a suivi.

Art Nouveau vs Art Déco

Géométrie et monde moderne
En 1920, l’Art Nouveau est dépassé, place à l’Art Déco, place à la géométrie. Les figures de l’antiquité, les fleurs et les motifs sont redessinés de manière épurée, stylisée, la ligne droite est reine. Le monde bouge, les Années Folles succèdent à la Belle Époque. La femme moderne fume, conduit, s’habille en sportswear, l’automobile et les avions arrivent en masse.

En 1925, lorsque l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs & Industriels Modernes ouvre ses portes, Paris est le centre du monde. L’objectif de l’exposition est de promouvoir un nouveau style décoratif français.

Véritable succès, l’exposition de 1925 influence l’architecture de nombreuses villes en Europe mais aussi au Japon, en Chine, au Brésil, au Canada et aux États-Unis.

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La diffusion de l’Art Déco doit beaucoup au portfolio, support papier très répandu à l’époque (la typographies en cette période créative s’illustre sur les couverture avec les fontes de Cassandre, Bifur ou Peignot).

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1925, quand l’Art Déco séduit le monde
Cité de l’Architecture & du Patrimoine – Paris
du 16 octobre 2013 au 3 mars 2014

Toutes les Maisons sont dans la Nature

Les éditions Hélium possèdent un magnifique catalogue de livres jeunesse avec notamment de très très beaux pop up. Mais ce n’est pas le sujet…

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Professeur de design et architecte, Didier Cornille a réalisé au sein de cette maison d’édition, deux ouvrages dédiés à l’architecture.
Le premier opus, Toutes les Maisons sont dans la Nature présente 10 architectes et leurs réalisations les plus emblématiques depuis le début du XXème siècle.
Le deuxième opus, Tous les gratte-ciel sont dans la Nature, comme son titre l’indique, s’intéresse aux gratte-ciel, étudiant les progrès techniques qui ont permis aux architectes d’élever leurs constructions de plus en plus haut : architecture de fer avec Gustave Eiffel, premier gratte-ciel aux États-Unis, tour adaptée au climat, à carapace multicolore à Barcelone…

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Une courte biographie présente chaque architecte et son oeuvre rythmant les livres comme des chapitres.

Les illustrations sont très réussies : dessin miniaturiste au rotring (le stylo des architectes), d’un graphisme proche du dessin technique, précis, sobre, efficace, beau dans ses perspectives.
Quelques personnages simplifiés, des voitures (ou des chevaux selon l’époque), des grues créent une narration autour du projet architectural et nous rappellent que ces ouvrages sont (aussi) destinés aux enfants.

Toutes les maisons sont dans la nature
2012 – 25 x 17 cm, 96 pages, relié
À partir de 7 ans

Tous les gratte-ciel sont dans la nature
2013 – 17 x 25 cm, 96 pages, relié
À partir de 6 ans

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Coups de coeur également chez Hélium

Océano
Anouck Boisrobert et Louis Rigaud

Popville
Anouck Boisrobert et Louis Rigaud
Avec un texte de Joy Sorman

10 P’tits Pingouins
Jean-Luc Fromental et Joëlle Jolivet

Tip tap, mon imagier interactif
Anouck Boisrobert et Louis Rigaud

Chicago

[vimeo http://vimeo.com/77732290 w=620&h=420]

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Pourquoi Chicago ?
J’ai découvert cette ville à travers Le Diable dans la Ville Blanche d’Erik Larson qui se passe à Chicago lors de l’exposition universelle de 1893.
Sous la direction de l’architecte Daniel Burnham, cet évènement a généré une véritable ville, un condensé de monuments néoclassiques, au milieu d’une nature maîtrisée, parc, lagons… et bien sûr au pieds du Lac Michigan. Hélas, comme toute exposition universelle, il n’en reste presque rien. Un seul monument subsiste, le Museum of Science and Industry qui laisse imaginer l’ampleur de l’ancien site qui aura révéler la Ville des Vents au monde entier.

L’architecture de la ville de Chicago est également due à un fait historique antérieur. En 1871, un immense incendie détruit la ville à 70%. Sa reconstruction attire de nombreux architectes des États-Unis et du vieux continent et façonne la ville telle qu’on peut la voir aujourd’hui. L’École de l’Architecture est ouverte, les gratte-ciel font leur apparition.

Aujourd’hui, le centre ville, le Loop est bien délimité par un métro aérien qui tourne autour. Il oppose, d’un côté, les premiers gratte-ciel, monuments historiques aux façades de briques et de pierre, de l’autre les building récents, prouesses techniques à la structure visible, aux formes épurées et géométriques.

Un véritable cours d’architecture à ciel ouvert.