Linogravure #2

Après Magnifique, voici un deuxième projet en lino !
Pour cette version en 2 couleurs, chaque teinte a sa propre plaque de lino et le tirage demande une attention toute particulière pour le calage au niveau des lettres typo.

L’impression sur du papier recyclé gris donne l’envie de poursuivre cette technique avec des teintes très claires pour donner des touches lumineuses.

À suivre …

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Godzilla

La sortie du dernier remake de Godzilla me donne envie de partager une de mes productions.

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Ce photomontage a été réalisé pour le 1er numéro de Freakshow Comix, fanzine collectif édité par l’Atelier Turut.
J’ai eu le plaisir de participer également au 2ème numéro, actuellement en cours d’impression. À découvrir très vite…

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En savoir +
Ah ! Te voilà enfin – Production Biscotte
Atelier Turut
Participez à la production de Freakshow Comix #2

Nos grands-mères, ces typographes…

Certaines familles ont des armoiries, d’autres des trousseaux…
Brodées patiemment sur des serviettes, torchons ou serviettes de bain, les initiales se combinent, s’assemblent dans un dessin qui peut vite devenir complexe.

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J P
On peut retourner la pièce, les initiales se lisent dans les 2 sens.
New Man avant l’heure ?

C G

J P C
Trois initiales dissimulées dans un unique caractère

 

 

Inconsciemment, nos grands-mères avaient une certaine notion du logo.

Eduard Ovčáček

Eduard Ovcacek

Eduard Ovčáček, œuvres graphiques/sculptures
Musée de l’Imprimerie – Lyon
du 25 octobre 2013 au 16 mars 2014

Artiste tchèque dans un pays écrasé par la censure communiste, Eduard Ovčáček n’a cessé de créer pour faire valoir sa liberté d’expression, pour dénoncer la situation politique de son environnement.

Eduard Ovcácek

S’interrogeant sur les potentialité de la lettre, il utilise le caractère typographique comme une forme abstraite, lui donnant une autonomie, une force au delà du langage.

Avec des moyens limités, il expérimente de nombreux procédés pour réaliser une forme nouvelle avec le caractère d’imprimerie : collage, gravure sur bois, eau-forte, monotype, sérigraphie, papier brûlé, gaufré, sculpture… la lettre est déconstruite, recomposée, assemblée.

Leçon du A majuscule
26 planches dans lesquelles le « A » majuscule représente le pouvoir, l’URSS, face aux petits « a » qui donnent corps au peuple oppressé.

Cette rétrospective dans laquelle la typographie et les caractères d’imprimerie ont une place si importante, s’installe en toute logique au sein du Musée de l’Imprimerie. L’exposition temporaire cohabite avec l’exposition permanente qui permet de mieux comprendre l’évolution des procédés d’impression. Ainsi, les fontes animant les estampes d’Eduard Ovčáček sont également présentes dans leur casse, pour leur fonctions premières.

Un musée, qui avec ses très belles expositions (Quand les livres s’amusent, Roger Excoffon,…), mériterait une plus grande notoriété.

Eduard Ovčáček, œuvres graphiques/sculptures
Musée de l’Imprimerie – Lyon
du 25 octobre 2013 au 16 mars 2014

The Happy Show

The Happy Show
Stefan Sagmeister
Gaîté Lyrique – Paris
du 28 novembre 2013 au 9 mars 2014

Je suis sortie de l’exposition Happy Show avec le sourire, le grand sourire.
En dehors du thème qui agit comme une joyeuse thérapie en mode avance rapide, la scénographie est ludique, colorée. Ça fourmille, c’est généreux, l’artiste est partout, au feutre sur les murs, il nous guide, il se marre.

The Happy Show

 » Je m’appelle Stefan Sagmeister, je suis designer graphique (…) je tiens un journal et une fois, j’avais noté rapidement une petite liste de choses que j’avais apprises dans ma vie (…) on en a fait des créations graphiques « .

La quête personnelle du bonheur devient oeuvre
Stefan Sagmeister réalise une exposition-exploration sur le thème du bonheur. De l’ordre de l’expérimentation, il combine de nombreux supports (photo, vidéo, texte, film d’animation…) pour livrer ses réflexions, sa recherche du bonheur, composées de notes personnelles mais aussi d’études et de statistiques (uniquement celles qui lui plaisaient).

Now is better / Aujourd’hui c’est mieux
vidéo

Lignes de conduite
Issues de son journal intime, ses observations sont mises en images, la typographie devient matérielle, en volume, en mouvement. Ces phrases ainsi composées sont souvent éphémères, le matériau qui compose la lettre évolue (à l’images des bananes qui murissent), il bouge, s’autodétruit.

Self-confidence produces fine results /  La confiance en soi produit de très bon résultats
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If I don’t ask, I don’t get / Si je ne demande pas, je n’obtiens pas
vidéo
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Worrying solves nothing / S’inquiéter ne résout rien
Complaining is silly, either act or forget / Se plaindre, c’est idiot, mieux vaut agir ou oublier
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Drugs is fin in the beginning but become a drag later on /
Les drogues c’est amusant au début mais à la longue ça devient lourd

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Graphisme d’information
Les statistiques sont traduites de manière très visuelle, le graphisme révèle toute sa force pour donner à voir les analyses psychologiques ou encore les recherches anthropologiques consacrées au bonheur.

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En parallèle de cette exposition, Stefan Sagmeister a réalisé des conférences pour TED et travaille à un long-métrage sur sa quête du bonheur.
Dans cette vidéo, quelques extraits de ses films d’animations avec des belles images de typo (encore des bananes !!)

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The Happy Show
Stefan Sagmeister
Gaîté Lyrique – Paris
du 28 novembre 2013 au 9 mars 2014

À la vôtre !

Un couple qui sirote sa boisson, un apéro démesuré, un gentleman qui initie ses dames au cocktail, une solitaire qui bichonne son mixer électrique à piles…
Trinquons à cette nouvelle année 2014 !

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5 cartes de voeux pour dire « à la vôtre ! »
réalisées pour Biscotte

Biennale d’Art Contemporain

Biennale d’Art Contemporain de Lyon – 12ème édition
Entre-temps… brusquement et ensuite

La Sucrière

Voici 4 installations de la Biennale qui m’ont particulièrement marqué sur le site de la Sucrière.

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Tavares Strachan
The immeasurable Day Dream

Au moment où Gravity remplit les salles de cinéma, il va de soi d’évoquer l’histoire de Sally Ride, première femme cosmonaute américaine.

Tavares Strachan met en place 5 petits bureaux d’écolier face à 5 sculptures : un tableau véléda, un portait de Sally Ride composées de photos, un corps composé en néons, des pages de dictionnaire recouvertes d’illustrations… L’installation ne peut être vue dans son intégralité, elle demande au spectateur de se déplacer pour se découvrir au fur-et-à-mesure.
Comme un récit, un ouvrage littéraire, on récolte peu à peu les éléments qui évoquent cette héroïne oubliée et une partie de l’histoire de la conquête spatiale.

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Karl Haendel

People who don’t know they are Dead

À travers cette création, Karl Haendel évoque la tuerie d’Aurora* et son encrage dans la culture populaire américaine.

* Le 20 juillet 2012, lors de l’avant-première de Batman au États-Unis, J E Holmes fait irruption avec sa mitraillette dans la salle de projection, 12 personnes sont tuées, 58, blessées. Accaparé par le son du film d’action et les animations liées à un soir de première, le public n’aurait pas réagit immédiatement à l’intervention du tueur.

L’installation est composée de photographies, coupures de presse redessinées à grande échelle à la mine de plomb.
Une oeuvre qui s’appréhende comme une étude, une compilation d’archives, une enquête sur l’histoire de Holmes et de Batman, tous deux produits de la société américaine.

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Aleksandra Domanovic
Sans titre 2013

Des sculptures de papier : des feuilles A4, des ramettes de papier d’imprimante s’empilent pour créer une oeuvre imprimée en volume.
L’impression n’est plus sur la face de la feuille mais sur la tranche. Les piles forment une image parfois tronquée, dessin au contour, image en couleur… Le processus, les strates restent visibles, donnent du rythme et nous parlent de la durée, du temps.

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Jonathas de Andrade
40 black canddies is R$ 1.00

L’oeuvre de Jonathas de Andrade se compose en deux parties, deux narrations autour du Nêgo bom (« bonbon noir »), confiserie à base de banane très populaire au Nord Est du Brésil.

La première détaille les différentes étapes de la confection du Nêgo Bom, comme une recette avec des photos sérigraphiées et un texte court.

Ensuite, on s’attarde sur la fabrique et ses protagonistes. Chaque ouvrier, situé dans l’usine (grand panneau central) par sa profession à l’aide d’un numéro, est présenté à l’aide d’un portrait sérigraphié et par un texte sous forme de fiche individuelle.

À la manière d’un reportage, d’une documentation « quasi anthopologique », Jonathas de Andrade s’interroge sur la société brésilienne actuelle, une société post-escavagiste qui se veut un exemple de mixité.
Son travail journalistique autour d’une petite sucrerie, la fiction qui en résulte (et oui cette usine est pure fiction), met en évidence une nouvelle forme d’esclavage avec une industrialisation impossible de ce produit (dont la confection n’existe aujourd’hui que par le biais de l’artisanat), des salaires très bas, un racisme encore très présent.

Toutes les Maisons sont dans la Nature

Les éditions Hélium possèdent un magnifique catalogue de livres jeunesse avec notamment de très très beaux pop up. Mais ce n’est pas le sujet…

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Professeur de design et architecte, Didier Cornille a réalisé au sein de cette maison d’édition, deux ouvrages dédiés à l’architecture.
Le premier opus, Toutes les Maisons sont dans la Nature présente 10 architectes et leurs réalisations les plus emblématiques depuis le début du XXème siècle.
Le deuxième opus, Tous les gratte-ciel sont dans la Nature, comme son titre l’indique, s’intéresse aux gratte-ciel, étudiant les progrès techniques qui ont permis aux architectes d’élever leurs constructions de plus en plus haut : architecture de fer avec Gustave Eiffel, premier gratte-ciel aux États-Unis, tour adaptée au climat, à carapace multicolore à Barcelone…

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Une courte biographie présente chaque architecte et son oeuvre rythmant les livres comme des chapitres.

Les illustrations sont très réussies : dessin miniaturiste au rotring (le stylo des architectes), d’un graphisme proche du dessin technique, précis, sobre, efficace, beau dans ses perspectives.
Quelques personnages simplifiés, des voitures (ou des chevaux selon l’époque), des grues créent une narration autour du projet architectural et nous rappellent que ces ouvrages sont (aussi) destinés aux enfants.

Toutes les maisons sont dans la nature
2012 – 25 x 17 cm, 96 pages, relié
À partir de 7 ans

Tous les gratte-ciel sont dans la nature
2013 – 17 x 25 cm, 96 pages, relié
À partir de 6 ans

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Coups de coeur également chez Hélium

Océano
Anouck Boisrobert et Louis Rigaud

Popville
Anouck Boisrobert et Louis Rigaud
Avec un texte de Joy Sorman

10 P’tits Pingouins
Jean-Luc Fromental et Joëlle Jolivet

Tip tap, mon imagier interactif
Anouck Boisrobert et Louis Rigaud