Boardwalk Empire – générique

Boardwalk Empire - générique

Ce soir, j’attaque la saison 4 de Boardwalk Empire, magnifique série sur le monde de la prohibition dans les années 20, produite par Martin Scorsese. Ce soir, une fois de plus, je reste béate devant le générique.

Boardwalk Empire - générique

Générique réalisé par le Studio Imaginary Forces (entre autres, dans leur portfolio, le générique de Mad Men…)Boardwalk Empire - générique

Un homme seul, face à la mer
Unique personnage de ce générique, Nucky Thompson (interprété par le génialissime Steve Buscemi) apparaît de dos, immobile. Chapeau melon, costume à fine rayures (et oui, Monsieur est un gangster), il semble tout droit sorti d’une toile de Magritte.
On découvre le personnage par morceaux, en plans très serrés, une main, un luxueux porte-cigarettes, de belles chaussures, un regard bleu glacial.

Boardwalk Empire – générique

Boardwalk Empire - générique

Boardwalk Empire - générique

Tempête
L’œil tantôt inquiet, tantôt déterminé de Nucky Thompson scrute l’horizon, un ciel sombre, la marée monte, la mer peu à peu se déchaine. L’alternance d’images ralenties et accélérées donne encore plus de force aux vagues ; la musique, Straight up and down de Brian Jonestown Massacre se fait elle aussi de plus en plus intense.
Des bouteilles de whisky apparaissent comme engendrées par les flots, elles se fracassent contre la jetées ou finissent aux pieds de Nucky Thompson.

Boardwalk Empire - générique

Boardwalk Empire – générique

Petit aparté… La musique de Brian Jonestown Massacre est considérée par certains comme un pastiche des Rolling Stones. Clin d’oeil ? … quand on connait la passion de Martin Scorsese pour le groupe de Mick Jagger….

Boardwalk Empire - générique

Situation maîtrisée
Le calme revient rapidement, la mer pleine de bouteilles se lisse. L’homme a fini sa cigarette, il peut s’en aller.
Tel un cowboy solitaire, on le voit rejoindre Atlantic City sous un soleil couchant.
La journée est loin d’être finie pour Nucky Thompson…

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Splendide.

The Happy Show

The Happy Show
Stefan Sagmeister
Gaîté Lyrique – Paris
du 28 novembre 2013 au 9 mars 2014

Je suis sortie de l’exposition Happy Show avec le sourire, le grand sourire.
En dehors du thème qui agit comme une joyeuse thérapie en mode avance rapide, la scénographie est ludique, colorée. Ça fourmille, c’est généreux, l’artiste est partout, au feutre sur les murs, il nous guide, il se marre.

The Happy Show

 » Je m’appelle Stefan Sagmeister, je suis designer graphique (…) je tiens un journal et une fois, j’avais noté rapidement une petite liste de choses que j’avais apprises dans ma vie (…) on en a fait des créations graphiques « .

La quête personnelle du bonheur devient oeuvre
Stefan Sagmeister réalise une exposition-exploration sur le thème du bonheur. De l’ordre de l’expérimentation, il combine de nombreux supports (photo, vidéo, texte, film d’animation…) pour livrer ses réflexions, sa recherche du bonheur, composées de notes personnelles mais aussi d’études et de statistiques (uniquement celles qui lui plaisaient).

Now is better / Aujourd’hui c’est mieux
vidéo

Lignes de conduite
Issues de son journal intime, ses observations sont mises en images, la typographie devient matérielle, en volume, en mouvement. Ces phrases ainsi composées sont souvent éphémères, le matériau qui compose la lettre évolue (à l’images des bananes qui murissent), il bouge, s’autodétruit.

Self-confidence produces fine results /  La confiance en soi produit de très bon résultats
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If I don’t ask, I don’t get / Si je ne demande pas, je n’obtiens pas
vidéo
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Worrying solves nothing / S’inquiéter ne résout rien
Complaining is silly, either act or forget / Se plaindre, c’est idiot, mieux vaut agir ou oublier
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Drugs is fin in the beginning but become a drag later on /
Les drogues c’est amusant au début mais à la longue ça devient lourd

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Graphisme d’information
Les statistiques sont traduites de manière très visuelle, le graphisme révèle toute sa force pour donner à voir les analyses psychologiques ou encore les recherches anthropologiques consacrées au bonheur.

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En parallèle de cette exposition, Stefan Sagmeister a réalisé des conférences pour TED et travaille à un long-métrage sur sa quête du bonheur.
Dans cette vidéo, quelques extraits de ses films d’animations avec des belles images de typo (encore des bananes !!)

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The Happy Show
Stefan Sagmeister
Gaîté Lyrique – Paris
du 28 novembre 2013 au 9 mars 2014

Chicago

[vimeo http://vimeo.com/77732290 w=620&h=420]

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Pourquoi Chicago ?
J’ai découvert cette ville à travers Le Diable dans la Ville Blanche d’Erik Larson qui se passe à Chicago lors de l’exposition universelle de 1893.
Sous la direction de l’architecte Daniel Burnham, cet évènement a généré une véritable ville, un condensé de monuments néoclassiques, au milieu d’une nature maîtrisée, parc, lagons… et bien sûr au pieds du Lac Michigan. Hélas, comme toute exposition universelle, il n’en reste presque rien. Un seul monument subsiste, le Museum of Science and Industry qui laisse imaginer l’ampleur de l’ancien site qui aura révéler la Ville des Vents au monde entier.

L’architecture de la ville de Chicago est également due à un fait historique antérieur. En 1871, un immense incendie détruit la ville à 70%. Sa reconstruction attire de nombreux architectes des États-Unis et du vieux continent et façonne la ville telle qu’on peut la voir aujourd’hui. L’École de l’Architecture est ouverte, les gratte-ciel font leur apparition.

Aujourd’hui, le centre ville, le Loop est bien délimité par un métro aérien qui tourne autour. Il oppose, d’un côté, les premiers gratte-ciel, monuments historiques aux façades de briques et de pierre, de l’autre les building récents, prouesses techniques à la structure visible, aux formes épurées et géométriques.

Un véritable cours d’architecture à ciel ouvert.